Dans Les Grandes Largeurs

20 mars 2012

Il n'y a pas que les hirondelles qui reviennent au printemps

Cours ! Cours ! Cours ! Mais cours, Bon Sang !

Lancée à toute vitesse dans une course dont on ne se rappelle plus la fin, le temps se dilatte jusqu'à éclater, pour ne laisser qu'une vague sensation d'ivresse, une nausée à peine plus fugace que certains lendemains de soirées bien trop arrosées à la Téquila.

Damned !

A peine le stylo repris et voilà qu'apparait déjà un début de période. Certains vices sont tenaces, et il s'en faut de peu pour que je ne m'assomes moi-même avec une digression sur le bien fondé de la période, sacro-saint pillier du Proustianisme, sujet que je n'ai ni le temps, ni l'envie, ni la motivation, ne parlons même pas du talent, d'aborder ce soir.

Pof Pof Pof

Certaines tares ont donc la vie dure, et celle d'écrire plus que les autres, un peu comme une vieille mycose, autrement appelé mal des athlètes, ou encore comme une vieille bléno, sujets sur lesquels un militaire adepte du footing serait bien plus loquace que moi.

Vous l'aurez compris, je n'ai toujours rien à dire, vous n'avez toujours pas envie de me lire, nous sommes fais l'un pour l'autre,

BREF, je suis de retour

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31 mai 2010

Entre les deux yeux

Lassée d'une gentillesse excessive envers tout représentant du genre humain, il arrive parfois pour d'ésotériques raisons somme toutes assez obscures telles que les menstruations, la pleine lune ou l'entrée en carré de mon soleil dans la maison du lion qui lui même est entré dans le jardin de saturne, que j'ose alors l'inimaginable : envoyer paître et mourir les malotrus qui participent chaque jour à renforcer mon risque d'ulcère.

Ces jours-là n'étaient donc pas la journée pour :
- m'agresser gratuitement et brutalement sur mon lieu de travail
- me harceler sexuellement sur mon lieu de travail
- me harceler sexuellement dans le train

A toutes ces "blitzkrieg" j'ai répondu par :
des yeux plus sombres, un souffle plus court, une rougeur au visage accrue, un ton de voix légèrement plus cinglant.

J'ai évité mais j'aurais voulu :
donner de grosses mandales, partager mon répertoire assez fourni d'insultes diverses et variées, les achever à coup de pieds et danser dans leur sang en hurlant victoire.

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21 mai 2010

Dame Pipi

Je m'incline devant mon inégalable talent du moment, écrire de la merde ici plutôt que sur les pages à demi vierges de mon mémoire, et t'offre à toi lecteur, sûrement au bord du suicide à présent, un deuxième message comparable par le fond et par la forme à l'étron matinal que j'ai déposé devant tes yeux ce jour.

Arf.

5 années d'étude en histoire, ça sert à quoi ?

La réponse attendue et trop facile à mon gout est : Rien, ça sert à rien, tout le monde s'en branle de l'histoire, et toi tu fais la maligne avec ton bac + 5 mais tu vas pas aller bien loin.

Bien.

Je pourrais m'arrêter là, mais comme j'ai tendance à me répandre, je vais t'annoncer un plan en trois partie afin de te démonter que faire de l'histoire pendant 5 ans, ça sert à :

I. Prouver des choses aux autres et un peu à soi-même :

A. à la prof, vieille fille atteinte d'un effrayant strabisme divergent qui t'as un jour prédit que "de toute manière toi le bac tu l'auras pas". Aujourd'hui tu es universitairement parlant plus diplômée qu'elle, qui n'a eu qu'une licence d'histoire, surement dans les années 70 où même une huitre aurait eu son capes.

B. à ton père qui t'as un jour affirmé que si tu lâchais ces études qu'il juge pourtant inutiles, tu n'aurais plus qu'à faire caissière. Il n'est pas certain que tu ne finisses pas caissière, mais au moins, tu auras tenu le coup et tu auras cloué le bec à l'autorité paternelle.

C. à toi-même, que sous ton aspect de loutre nonchalante, avec un minimum de travail, tu as pu faire ce que d'autres ne font pas en travaillant comme des ratons laveurs sous acide. Bref, tu sais maintenant que tu possède l'éventuelle possibilité d'être un génie qui s'ignore, mais au fond t'as autre chose à faire que d'exploiter cet hypothétique potentiel.

II. Etre cultivé(e)

A. participer à Questions pour un champion, et te faire laminer au bout du premier tour, parce que vraiment les gens qui savent répondre à toutes les questions de juju-choucroute, doivent être autistes ou l'avoir été.

B. envisager de t'inscrire à Qui veut gagner des millions. Bon ok c'est TF1, ok c'est Jean-Pierre, mais bon c'est un million d'euros, et honnêtement qui ne voudrait pas d'un million d'euros, Mais tu ne le feras pas, parce que passer sur TF1 c'est quand même passer sur TF1.

C. reprendre les gens qui pensent qu'ils savent tout, parce qu'ils regardent Qui veut gagner des millions et Attention à la marche. Ce qui en plus de te faire paraître cultivée (et oui tu en sais plus que Jean-Pierre et Jean-Luc) te fera aussi passer pour une snobinarde prétentieuse.

III. Avoir un jour 40 ans et

A. dire que tu t'es bien marrée, que ce furent parmi les plus belles années de ta vie, et à raconter tout un tas d'anecdotes que tes enfants ne croiront qu'à moitié.

B. à rester calme devant les susmentionnés enfants quand ils t'annonceront qu'ils veulent devenir trapéziste/archéologue ou les deux.

C. à te dire à toi même qu'au fond, c'est vrai que ça ne te pas servie à payer ton loyer, ni tes impôts, mais que toi au moins, t'as bandé intellectuellement presque chaque jour des 5 années que tu as passé à faire de l'histoire, et que finalement dame-pipi maître en histoire, c'est bien mieux que beaucoup d'autres choses.



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café à l'italienne

Les personnes qui comme moi ont autant d'intérêt pour la politique que pour un match de foot, revendique rarement, manifeste épisodiquement, et n'ont presque jamais de crise de conscience, puisque de toute manière on va tous crever.

Pourtant quelque chose me turlupinait depuis un temps certain. Pour tout te dire depuis que j'ai laché (enfin que j'ai utilisé la cb de l'autorité maternelle, et ce sur son ordre) 244 euros à la boutique Nespresso.
J'ai beau être capitaliste, j'ai quand même eu mal, surtout devant le sourire de vélociraptor du vendeur qui n'a rien trouvé de mieux à dire que "oh ! vous en avez pour un moment !". Ce qui en plus d'être une remarque inutile s'avère également être un gros mensonge.

Le lendemain à 6h21, j'hésitais longuement à enfourner la capsule dans le bidule. Cette première brève hésitation condamna l'utilisation de la Bête pour le sacro-saint café matinal.

Depuis j'ai tenté le thé et non le diable, en tentant de feinter mon addiction à la caféine par un substitut à la théine et au guarana. Loin d'avoir le même effet énergisant que le café, cette mixture pseudo bio-bien-pour-mon-corp-bien-pour-ma-tête, a juste agit comme l'équivalent de 4 litres de bière sur ma vessie, ce qui tu en conviendras n'est pas pratique quand tu es sur ton lieu de travail et que tu n'es pas dame-pipi.

Pour conclure ce message particulièrement long et indigeste, je dois te dire que j'ai investi dans une cafetière italienne, et dans un paquet de café marque repère.

...

Mon rosa baya me manque

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20 mai 2010

La VRP de Dieu

18h. Interphone.
"Bonjour ! je viens parler GRATUITEMENT de la BIBLE aux gens"

Le marketing divin revient en force...

Damned

Posté par mifiguemiraisin à 21:39 - Commentaires [1] - Permalien [#]

13 mai 2010

J-4

Tout ne se passe pas forcément comme prévu.

A 5 ans, je pensais que le maquillage, les talons et les jupes étaient réservés aux personnes de 20 ans.
A 15 ans je pensais qu'à 20 ans je partirais de chez mes parents pour aller vivre à Paris, Londres ou que je partirais  2 ans aider des lépreux en Inde.
A 18 ans je pensais qu'à 25 ans j'aurais mon premier enfant
A 20 ans je suis entré en première année de licence d'histoire à Nice et j'aurais voulu avoir de nouveau 5 ans.
A 23 ans j'ai dis qu'à 25 ans j'arrêterais de fumer, et que j'aurais mon premier boulot.

A 25 ans moins 4 jours :

je suis enfin partie de chez mes parents
j'ai déménagé à 40 km de Nice
Je me maquille depuis l'âge de 15 ans
Je n'ai jamais foutu le moindre orteil en Inde
J'ai peur d'être stérile
Je termine péniblement et douloureusement ma dernière année de master
Je n'ai aucune foutre idée de ce que je vais pouvoir faire de ma vie l'année prochaine
Et surtout je ne compte absolument pas arrêter de fumer

Posté par mifiguemiraisin à 10:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]